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Prévention et lutte contre les méningites

Quatre-vingts pour cent des cas de méningites chez les enfants sont d’origine virale. Les méningites bactériennes sont plus rares, mais les conséquences sont redoutables. Cinq à 10 % des enfants en meurent, avec une prévalence de décès plus importante chez les moins de 5 ans. Indépendamment de leur origine, les différents types de méningites ont des symptômes similaires. Au moindre doute, la consultation d’un pédiatre est primordiale. Depuis 2018, les vaccins contre les formes de méningites les plus graves sont obligatoires chez les enfants. D’autres sont recommandés pour lutter contre les infections invasives.


Prévention des méningites : les vaccins obligatoires

En France, les bébés nés à partir de janvier 2018 doivent être vaccinés contre les méningites à pneumocoque et à méningocoque C.

  • Le pneumocoque

La vaccination pneumococcique comporte 2 injections lorsque bébé a 2 mois et 4 mois. Un rappel est obligatoire à 11 mois. Les enfants nés prématurément et dont les risques d’infections sont élevés sont soumis à 3 injections et un rappel. Après 2 ans, un enfant qui présente une immunodépression ou une maladie chronique doit également être vacciné contre la méningite à pneumocoque. Il subit 2 injections à 2 mois d’intervalle ainsi qu’un rappel 7 mois après la deuxième injection.

  • Le méningocoque C

Pour protéger les nourrissons contre le méningocoque C, le schéma de vaccination consiste en une première dose de vaccin méningococcique C administrée à 5 mois, suivie d'une dose de rappel à 12 mois. La même marque de vaccin est recommandée pour les deux doses, avec un intervalle minimum de 6 mois entre les deux doses. Il est possible de co-administrer la dose de rappel de 12 mois avec le vaccin rougeole-oreillons-rubéole. À partir de 12 mois jusqu'à 24 ans, les enfants et les adultes qui n'ont pas reçu de primovaccination antérieure doivent recevoir une dose unique de vaccin méningococcique C.


Transmission et symptômes des méningites à pneumocoque et à méningocoque C

La méningite à pneumocoque - causée par la bactérie Streptococcus pneumoniae – et la méningite à méningocoque C, sont les infections bactériennes les plus graves qui touchent la membrane entourant le cerveau et la moelle épinière. Elles se transmettent par les gouttelettes respiratoires en suspension dans l'air, produites par la toux ou les éternuements d'une personne infectée.

Les symptômes sont plus ou moins similaires avec :

- une forte fièvre ;

- des maux de tête ;

- une raideur de la nuque ;

- des nausées ;

- des vomissements ;

- une confusion ;

- une photophobie ;

- une éruption cutanée.

Le traitement par antibiotiques peut guérir ces formes de méningites, mais doit être administré très rapidement pour prévenir les complications potentiellement mortelles, comme une septicémie ou une hydrocéphalie.

La méningite bactérienne à méningocoque peut entraîner rapidement des symptômes d'infection généralisée, comme un purpura fulminans. Les cas sont rares, mais peuvent entraîner le décès de l’enfant. Le purpura fulminans se caractérise par la formation rapide de petites lésions hémorragiques sous la peau, qui peuvent se développer en grandes zones de tissus morts, autrement dit une nécrose, et causer des dommages sur les organes vitaux comme les reins et le foie. Si des taches hémorragiques rouge vif ou bleues apparaissent et que l’enfant présente également des syndromes méningés, il faut appeler immédiatement les secours d'urgence.


Comment diagnostiquer une méningite ?

Le médecin prend en compte plusieurs éléments pour déterminer les symptômes et l’origine virale ou bactérienne de la maladie pour administrer le traitement adéquat. En complément d’un examen clinique, une ponction lombaire est réalisée pour prélever du liquide céphalorachidien ou LCR qui entoure le cerveau et la moelle épinière. Le LCR est examiné en laboratoire pour déterminer la présence de bactéries, de virus ou d'autres signes d'infection. Des tests sanguins peuvent également être réalisés selon les signes d'infection. Une tomodensitométrie ou TDM ou une imagerie par résonance magnétique ou IRM peut être réalisée pour évaluer la présence de complications comme un œdème cérébral, un abcès cérébral ou une méningite associée à une sinusite.


Lutter contre les méningites : des précautions et gestes simples

Outre les vaccins et les traitements par antibiotiques en cas de maladie avérée, quelques gestes d’hygiène peuvent aider à prévenir les méningites et à réduire les risques de contagion qui sont très élevés. Le lavage correct et régulier des mains est un geste essentiel pour limiter la propagation des infections. Il faut également éviter les contacts étroits avec les personnes atteintes de méningite ou qui sont potentiellement malades.

La pratique d’une bonne hygiène respiratoire est primordiale : se couvrir la bouche et le nez lorsque l'on tousse ou l’on éternue, jeter les mouchoirs utilisés dans une poubelle hermétique, etc. Il est également conseillé d’éviter la foule et les environnements à forte densité de population pendant les épidémies de méningite.

Dans beaucoup de pays tropicaux ou subtropicaux, les cas sévères de méningites bactériennes sont encore très nombreux. Si vous prévoyez de partir en vacances avec vos petits-enfants notamment dans une destination à risque, assurez-vous que leurs vaccins sont à jour. Parlez-en aux parents, et prenez rendez-vous chez un médecin pour vous informer.


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