Ma résidence secondaire à l'étranger

Avec 3 millions d’habitations secondaires, la France profite d’un record mondial absolu. Si un tel investissement immobilier se déroule généralement dans nos régions, opter pour l’étranger nécessite une bonne connaissance du marché et des procédures à suivre.


Britanniques et Allemands sont experts en la matière. Acheter en dehors de leurs frontières un appartement ou une maison n’a aucun secret pour eux quand la plupart des Français hésitent. 15 millions d’Européens profitent de leur résidence secondaire à l’étranger, faisant de cette mode un évènement durable dans la sphère immobilière. Destinations de rêve, au soleil, à seulement quelques heures d’avion en se sentant chez soi... Voilà les promesses d’un tel investissement. Comment y parvenir et où dénicher les meilleures affaires ? Réponses.


Chacun sa législation


Difficile de délivrer un mode d’emploi précis quant à la marche à suivre, chaque pays connaissant ses propres règles. Néanmoins, des préceptes donnant une idée générale sont à placer dans un coin de sa tête avant de partir à l’aventure. Choisissez le ou les pays qui font vibrer votre cœur puis demandez conseil à un notaire français spécialisé dans l’immobilier.


Les véritables experts en achat en dehors de l’Hexagone se comptent sur les doigts d’une main, le bouche-à-oreille se révèle donc capital afin de cerner la perle rare capable de répondre rapidement à vos attentes. Idéalement, ledit notaire aura un confrère dans le pays rêvé et servira d’intermédiaire plus ou moins longtemps au cours de l’opération financière. Les lois diffèrent donc, tout comme la paperasserie qui leur est souvent associée.


Les écueils s’évitent en investissement uniquement via une agence, un notaire ou un avocat français implanté (ou non) sur place. La solution de l’organisme totalement étranger cause d’avantage de litiges, mais surpasse encore largement l’achat directement auprès d’un particulier. Se retourner contre un professionnel en cas de problème cause déjà moult soucis. Contre une personne susceptible de disparaître dans la nature avec vos fonds, annonce une bataille âpre à l’issue incertaine.



Vivre comme les locaux


Une résidence étrangère exige de suivre les lois du territoire respectant ainsi les méthodes du pays d’accueil. Inutile de chercher un syndicat de copropriété, tel impôt foncier ou déduction fiscale pour la mise en place d’un poêle à bois, peut-être. Il s’agit de réapprendre, de découvrir, de se plier à des règles totalement novatrices.


Et il faut s’y mettre vite sous peine de poursuites judiciaires ou relances de la part des services fiscaux locaux. Urbanisme, promesse de vente, garanties pour un crédit sur place, taxes et rythme de paiement de celles-ci...


Si ces mots vous semblent barbares, ces domaines attendent vos compétences. Une convention fiscale entre la France et certains pays (du Maghreb, notamment) facilite les déclarations concernant l’impôt foncier. Le nouveau propriétaire doit en effet s’acquitter de cette taxe-là où se situe sa résidence secondaire, mais également déclarer l’achat de cette dernière dans l’Hexagone, les potentiels loyers qui en découlent ainsi que la plus-value réalisée en cas de vente.


Tout ceci a pour but d’aider les services francais dans leurs calculs du patrimoine global d’un contribuable et le paiement par celui-ci de l’ISF ou l’application du bouclier fiscal. Si une convention est établie, l’impôt foncier payé à l’étranger se déduit de celui obligatoire en France. Pratique !



Où poser ses valises ?


Le malheur des uns fait le bonheur des autres et des destinations inaccessibles voilà deux ans, deviennent tentantes, à l’instar des Etats-Unis. Pléthore de maisons sont en vente au pays de l’Oncle Sam, que ce soit sur la côte Atlantique, au cœur des montagnes du Nord ou sur la côte Ouest. Luxueuses ou non, ces habitations intéressent les Européens grâce à un dollar fluctuant de manière favorable face à l’euro et une offre plus grande que la demande.


Le Maroc, la Tunisie, la République dominicaine... Ces lieux gorgés de soleil dispensent des trouvailles à quelques heures d’avion de la France. Le potentiel colossal, que l’on brille dans le domaine du bricolage ou non, mérite un coup d’œil appuyé. Thaïlande, Costa-Rica...


D’autres contrées peuvent combler les attentes de propriétaires potentiels peuvent combler les attentes de propriétaires potentiels, mais gare tout de même à bien cerner les éléments climatiques changeants et autres politiques qui pourraient causer une perte financière conséquente. L’instabilité du pouvoir et des catastrophes naturelles (tsunami, éruption volcanique, tempête) peuvent gâcher la fête...Reste enfin à cerner le temps passé dans sa future résidence.


Si des week-ends prolongés ou des mois entiers composeront vos escapades afin de réfléchir au temps de transport et à un possible décalage horaire. Les compagnies aériennes développent des lignes à bas prix susceptibles d’orienter votre choix tout comme l’ensoleillement du pays envisagé, la proximité avec la mer, le coût de la vie sur place ou la langue utilisée. Acquérir un bien à l’étranger requiert de l’opiniâtreté et du pragmatisme. Mais quel bonheur de profiter ensuite de ce pied-à-terre si différent de ceux de France.

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