Covid : comment garder des relations avec ses petits-enfants en toute sécurité ?

Pour tous ceux qui désirent passer les fêtes de fin d’année en famille, le Conseil scientifique préconise des mesures préventives pour préserver les aînés et les personnes à risques de toute transmission à la Covid-19. Tant que les bons comportements sont respectés, les retrouvailles des petits-enfants avec papi et mamie ne posent aucun souci. Pour les épidémiologistes, il n’existe aucune preuve qui permet d’affirmer que les enfants sont des transmetteurs d’envergure du virus. Les risques de contamination restent plus importants d’adulte à adulte.

Quand on aime ses proches

Les enfants sont moins affectés par le coronavirus et peu actifs dans sa transmission. Santé Publique France indique dans sa parution hebdomadaire début octobre 2020 que chez les moins de 14 ans, le taux d’incidence pour 100.000 habitants est de 41 contre 116.1 toutes classes d’âge confondues. Avec 6,8 % de tests positifs, la même classe d’âge est bien en dessous de l’ensemble de la population qui s’élève à 10 %. Avec l’arrivée imminente du vaccin Pfizer-BioNTech validé par l’Agence européenne des médicaments, les seniors comptent renouer le lien familial quelque peu effrité lors des deux précédents confinements.


Le professeur Olivier Guerin, président de la Société française de Gériatrie et Gérontologie estime que la décision de garder les petits-enfants pendant les vacances ou de les fréquenter à la rentrée en janvier est intrafamiliale. Les risques d’infection au coronavirus augmentent lorsque les grands-parents sont atteints de maladies chroniques et que les enfants viennent d’une zone où le virus se répand activement. Le spécialiste conseille aux seniors d’en discuter avec leur médecin traitant. Il rejoint les propos du ministre de la Santé qui recommande de conserver le masque, de se laver les mains à plusieurs reprises et de bien rester à distance lors des repas. En cas de météo capricieuse, restez distants les uns des autres d’un mètre ou plus à l’intérieur de la maison. L’idéal est de privilégier les activités en extérieur comme les randonnées et balades à pied, à vélo ou à cheval.


Une situation complexe

De part et d’autre, l’absence de contacts et de câlins est un véritable déchirement. Les grands-parents sont pleinement conscients du danger que fait courir la Covid-19 et des risques qu’ils encourent de continuer à voir leur descendance. Les plus jeunes sont sensibles aux messages distillés par les officiels et comprennent la nécessité de l’éloignement. Les fêtes de fin d’année sont une période unique avec la magie de Noël, le plaisir d’offrir des cadeaux, de socialiser et d’exprimer sa foi.


Pour faire face à la frustration, certains proposent à leurs enfants de passer un test PCR avant des retrouvailles. Matthieu Revest, infectiologue au CHU de Rennes, explique qu’il est insensé de faire tester à répétition les très jeunes qui sont très peu contagieux. Par contre si l’enfant est identifié comme étant un cas contact ou tombe malade et montre des signes de pathologies hivernales, il est préférable d’annuler la visite. Un jeune qui modère ses interactions sociales en restant beaucoup plus à la maison, sans activités extrascolaires débordantes et qui rencontre peu d’amis réduit considérablement la menace d’infection. Dans le cas d’un séjour programmé pendant une période de vacances, l’auto-confinement pendant la première semaine est préférable.


Jean-Paul Hamon, président de la fédération des Médecins de France considère que les grands-parents sont en mesure de garder les enfants à la maison à condition de bien aérer les pièces, de respecter les distanciations sociales notamment à table et d’éviter les embrassades ou les gros câlins. Dans le cas d’une visite ponctuelle, le port du masque pendant deux heures est conseillé. Il ne faut pas non plus se leurrer, le virus est appelé à rester un bon bout de temps dans nos vies. Les spécialistes recommandent pour le freiner de diminuer de 40 % les interactions sociales. Vaccinez-vous ainsi que vos petits-enfants contre la grippe afin que ces derniers n’attrapent pas le virus à l’école et ne vous le transmettent.


Génération Covid

Pour que papi et mamie ne se sentent pas isolés, il est vital d’échanger autrement par les mots en lieu et place des gestes de tendresse. Les applications telles que FaceTime, Skype ou Zoom apportent une valeur ajoutée, car ils permettent de se voir. Les plus de 75 ans connaissent quelques difficultés dans l’utilisation de l’outil numérique. Une lettre manuscrite avec des dessins a plus de chance de rester conservée dans un coin de la maison par rapport à un mail avec photos en fichier attaché ou un message sur internet qui risquent d’être effacés. Il est toujours plaisant d’entendre au bout du fil les voix de ceux qu’on aime. Pour mieux vivre la séparation sans briser le lien familial, surprenez vos petits-enfants en enregistrant par exemple sur votre Smartphone une histoire à écouter en remplacement du rituel du coucher. Par courrier postal, envoyez des cahiers de coloriages accompagnés de mots sympathiques, un colis cadeau avec un pot de confiture, un livre ou un vêtement.

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